Once upon a time

Mes histoires vertes et pas mûres, mais aussi les plus belles, les plus inattendues, les plus folles ...

27 juillet 2009

Expérience « multiples » (2)

dressing_mirrorAlors, voilà… je reprends la plume pour continuer le récit que j’ai commencé.
Pour montrer une autre facette du jeu à plusieurs, pour démontrer que les expériences sont multiples, uniques et pas toujours réussies. Je veux aussi exprimer la joie mais aussi la difficulté d’aborder ce genre de relations. Elles peuvent très bien se passer ou bien déraper, et se terminer sur un échec, et avoir des conséquences.

Vous me direz qu’à jouer avec le feu, on finit par se brûler … alors je n’ai qu’à m’en prendre à moi. Je ne sais pas trop comment aborder cette nouvelle histoire, car aussi véridique qu’elle soit, elle a marqué ma vie de femme et j’ai comme l’impression d’avoir été marquée au fer blanc. Oui, je peux dire qu’elle m’a vacciné, et bien failli me faire totalement perdre mon goût pour les plaisirs de la chair les plus simples soient-ils, comme les plus lubriques. Quel dommage me direz-vous quand on sait l’appétit et la gourmandise que j’avais avant l’histoire que je vais conter. J’ai l’impression que depuis cette aventure, je suis comme le chat échaudé. Moi qui étais ouverte à toutes les tentations et dont les méandres de l’érotisme et la sexualité hors normes ne faisaient pas peur, je suis devenue presque frigide.

Trève de bavardage, je philosopherai plus tard … je me mets au travail et vous raconte ma seconde expérience dans le monde de l’échangisme/mélangisme.

Après la première expérience concluante et plutôt réussie que nous avons vécus, mon partenaire et moi, nous avions décidés de retenter l’aventure avec un autre couple.
Sur le même principe que la dernière fois, nous avons prospecté via internet et avons sympathisé avec un jeune couple parisien qui avait envie de mettre du piment dans leur relation de couple et qui préférait partager leurs fantasmes plutôt que rentrer dans le jeu de l’adultère.

Après plusieurs échanges par mail et de photos, nous avons décidés de nous rencontrer dans un lieu public, dans un café parisien et prendre un verre pour faire plus ample connaissance et voir si le courant passait.
Et il est en effet très vite passé. Ce couple était composé d’Aurélia et Elliot, deux jeunes actifs, branchés, beaux, sportifs. Elle était ravissante, belle et pulpeuse avec des courbes magnifiques. On aurait cru une belle andalouse avec ses cheveux longs, son sourire enchanteur, je crois qu’elle dansait le flamenco. Bref encore une très belle femme. Lui était grand, mince, élégant, charmant … Un très beau couple.

Nous avons fait connaissance, discuté de tout de rien, évoqué nos expériences, effleuré le sujet qui nous réunissait, mais ne sommes jamais rentrés dans le vif du sujet comme nous avions pu le faire avec Linda et Matéo. Nous étions plus dans le jeu de la séduction et pris par l’envie de faire la fête, nous avons continué notre soirée dans un bar lounge. Nous étions en confiance et étions plutôt à l’aise ensemble. J’ai senti à plusieurs reprises les regards d’Aurélia sur moi, mais je n’en faisais pas cas, car ce n’était pas la première fois que je m’apprêtais à avoir une relation intime avec d’autres partenaires (hommes ou femmes) et je connaissais cette sensation étrange, pénétrante et subtile. Comme la caresse d’une plume sur la peau, comme un souffle chaud dans la nuque, le passage d’une main dans une chevelure, la caresse lente d’une main sur un dos nu … Doux, envoûtant, et perturbant.

Après cette soirée, chacun est rentré chez soi, avec l’intime conviction, que nous nous reverrions pour approfondir cette rencontre et sûrement passer à l’acte, se rencontrer pour entretenir une relation plus intime.

Quelques semaines passèrent et nous avons convenus de recevoir chez nous Aurélia et Elliot. A notre tour de jouer les hôtes, au programme apéritif dînatoire et nuit câline si l’ambiance s’y prêtait.

Mon chéri s’est occupé de nous préparer un joli et gourmand apéritif. Pendant ce temps, je me suis préparée. Et bizarrement, je ne me sentais pas à l’aise, pas sûre de ma tenue, malgré les jolis dessous que je portais. J’étais un peu soucieuse, car malgré mon expérience précédente, recevoir chez moi me rendait quelque peu anxieuse. Peur de ne pas être à la hauteur, pas très sûre de ce qu’il allait se passer, la peur de l’inconnu, … Mais comme le feeling passait, il n’y avait pas de raison que cela se passe mal. Après tout, je n’étais pas une novice et je n’étais pas seule, mon compagnon était là.

Je suis allée les accueillir à la gare et les ait conduit dans notre petit nid.
La soirée a très bien démarré, nous avons beaucoup plaisanté et parlé de tout et de rien.

Et puis, très vite, Aurélia a pris les choses en main, m’entraînant dans ma chambre, elle m’a demandé si j’avais une tenue plusvettriano460_1205849cféminine que je pourrai lui prêter et une pour moi aussi. J’ai trouvé des petites robes que nous avons passées et qui nous mettaient plus en valeur. J’avoue que mon corps et moi, on n’est pas très en accord, je prends du poids et ne suis pas très à l’aise avec lui (mais c’est une autre histoire, que je traiterai peut-être plus tard). Elle me rassure et me dit que son homme est très attiré par moi et que mon métissage et mon corps sont pour lui un fantasme.

De mon côté, j’ai bien observé la façon dont mon compagnon regardait Aurélia, avec désir et envie. Je sentais qu’une complicité implicite s’était installée entre eux. Mais je ne redoutais rien, c’était le jeu et tout se passait à merveille.

Une fois sorties de ma chambre, nous avons été félicitées pour notre transformation. P. a repris son appareil photo et la séance photo a commencé. Comme prévu, nous nous sommes prises au jeu de l’objectif et avons posé. Nous nous sommes déhanchées lascivement, jouant et allumant en même temps nos spectateurs. La soirée devenait de plus en plus chaude et nous sentions que nous n’allions pas tarder à laisser nos corps parler.

Et tout naturellement, nous avons changé de pièce et nous sommes retrouvés allongés sur le lit. Avant cette étape, Aurélia m’a chuchoté à l’oreille que je pouvais disposer à mon gré de son compagnon. J’ai trouvé sa remarque curieuse, car je n’y pensais pas et que j’étais partie pour une relation mélangiste sans contact avec l’autre couple, comme je l’avais vécu auparavant. Mais je n’ai pas fais cas de cette remarque et je me suis laissée porter pas l’excitation ambiante.

199140155_a1d144a5ba_oArrivés sur le lit, chaque couple s’est livré à un ballet sensuel. Chacun de son coté, mais rapidement Aurélia et moi nous sommes rapprochées et avons commencé à échanger un baiser. La sensation était plutôt divine. Cela m’a rappelé mes anciennes aventures avec Lady A. Donc je n’ai pas été choquée, cela allait presque de soi. Et puis très vite nos partenaires ont échangés leurs rôles, et caressaient la femme de l’autre. Emportés par l’adrénaline et le sang chaud affluant dans nos veines, nous nous sommes laissés aller au jeu des caresses mutuelles. Nous échangions tout en gardant un lien avec notre amoureux. Puis suite aux préliminaires croisés, chacun a retrouvé sa/son partenaire et avons laissés nos corps faire le reste. Nous sommes ébattus sous le regard de l’autre et prenant du plaisir et puisant dans le plaisir des autres et vice-versa.

Nous avons ensuite fait une pause et sommes repassés dans le salon. Dans l’encadrement de la porte de la chambre, séparant du salon, Aurélia m’a demandé si à son tour elle pouvait disposer de mon homme et si elle avait mon autorisation. Très troublée par sa demande, je n’ai pas su lui répondre et devant son insistance et le bon déroulement de la soirée, j’ai acquiescé.

Nous nous sommes alors retrouvés sur le canapé, mon homme dans les bras d’Aurélia et moi assise sur le sien. Les échanges 1208919703de caresses ont recommencé, et bizarrement je n’arrivais pas à supporter l’image de mon compagnon caressant cette femme, s’abandonner dans ses bras. Je ressentais son désir pour elle, je le sentais prêt à lui donner du plaisir, je les sentais en osmose, ils irradiaient, je ressentais leur chaleur, leur ivresse… J’étais au bord des larmes, je sentais venir le moment où il allait la pénétrer, où il allait l’ensevelir, où il allait lui donner du plaisir, où il allait lui donner ce que je ne voulais pas, où elle allait me prendre ce qui devait me revenir de droit, … Mon regard ne les lâchait pas, je n’arrivais pas à me détourner de cette image.

Les caresses et l’attention que me portait Elliot ne me faisaient rien du tout, je ne ressentais rien, malgré son application et sa douceur. Je l’avais tout bonnement oublié. Mon sentiment d’abandon qui régnait quelques minutes plus tôt avait fait place à de la jalousie pure et dure. Nous avons dépassé les limites qu’intiment et intérieurement je m’étais fixé. L’agréable avait fait place à l’insoutenable. J’avais la sensation que mon compagnon me trompait sous mes yeux et avec mon accord. Je ne pouvais plus en supporter d’avantage. J’ai donc arrêté la séance et me suis réfugiée dans ma chambre.

Autant vous dire que j’ai semé un trouble et ai carrément cassé l’ambiance.
Je pense qu’à ce moment, nous étions tous mal à l’aise, gênés.
Evidemment dans ce genre de relations, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver, comment les choses vont tourner. Et parfois elles tournent mal.

Réfugiée dans ma chambre comme dans un trou ou une cachette, j’aurai voulu fuir. Les laisser entre eux, quitte à ce qu’ils continuent à prendre du plaisir, mais sans moi. Je ne voulais pas voir et surtout le voir la pénétrer. Qu’ils prennent du plaisir ensemble ne me gênait pas, mais je ne voulais pas être spectatrice de cette scène.

Evidemment, les hostilités ont été interrompues et définitivement arrêtées. Mon compagnon est venu me chercher et me parler.
Je me suis excusée, incapable de pouvoir ou de vouloir expliquer mon bloquage soudain.
Nous avons terminé la soirée tant bien que mal. Ils ont voulu rentrer chez eux, mais l’heure tardive a fait qu’il n’y avait plus de transports pour les conduire à leur domicile ; Nous avons donc insisté pour qu’ils dorment chez nous, comme c’était prévu dès le début.
Nous sommes donc allés nous coucher (séparément).

Une fois dans notre lit, j’étais très mal et triste pour mon compagnon. Car je sais la peine que je lui ai causé en l’interrompant dans un moment d’extase, où du moins moment qu’il était prêt d’approcher. Je lui ai crevé son bonheur dans l’œuf. Triste aussi pour Elliot qui n’a pas pu réaliser son fantasme et pour qui j’avais certes de la tendresse, mais avec qui je n’aurai pas pu me laisser aller comme l’on fait Aurélia et P. Bref, je me sentais nulle d’avoir gâché cette soirée. Mais je n’aurai pas pu continuer, où cela se serait appelé un viol. Peut-être le mot est trop dur ou mal approprié, mais j’ai été très choquée, voire bouleversée.

J’étais jalouse d’elle, de son corps, de sa féminité, de son sex appeal, de son aura, de tout, de sa sensualité, de ses sourires, de sa façon de me regarder, de le regarder, d’avoir touché mon homme, de l’avoir caressé d’avoir cru qu’elle pouvait se l’approprié, même si cela n’était qu’un jeu. Mais je crois surtout que j’ai été prise à mon propre piège, je n’avais qu’à pas accepter sa demande de pouvoir profiter de mon homme. Bien en tendu lorsqu’on se prête à ce type de relations, il faut laisser les sentiments de côté. Tout cela ce n’est que du « sexe », sans aucune relation avec l’amour, le vrai. Mais parfois, le cœur a ses raisons que la raison ignore … ou plutôt les sentiments sont trop forts et prennent le dessus.

Je pense que j’ai été bernée, Aurélia, Elliot et P. étaient sur la même longueur d’ondes et pas moi. Je n’ai rien compris au film, bien que mon compagnon, qui avait bien saisi le sens de cette soirée, a essayé de me prévenir. Mais je n’ai pas su lire entre les lignes. Je me suis sentie trahie, j’aurai certainement aimé que l’on aborde le sujet franchement avant de passer à l’acte. Tout était dans l’évocation, dans le superflu, dans nos têtes, mais pas clairement dit. J’aurai peut-être du briser la glace et crever l’abcès pour être sure de là où je mettais les pieds. J’étais peut-être trop sure de moi. Moi la libertine, l’habituée des plaisirs hors normes …

Jack_Vettriano___Right_X___2008Pendant la nuit, mon compagnon m’a rassuré et a été d’une intelligence extrême, même si j’imagine qu’au fond de lui il devait être extrêmement déçu. Notre pacte de confiance n’a pas été rompu et il a respecté mon malaise. Il m’a réconforté tant qu’il a pu et … de ce réconfort, il m’a doucement et langoureusement fait l’amour. Nous avons eu beaucoup de plaisir. J’étais rassurée, il avait chassé le démon jalousie qui s’était infiltré en moi.
Nous nous sommes endormis, chacun des idées et des images toutes différents (j’imagine) plein la tête…

Le lendemain matin, au réveil, nous avons constaté que nos invités avaient pris la poudre d’escampette … mais nous ne leur en avons pas voulu, ils étaient sûrement aussi mal à l’aise et gênés que nous.

Suite à cette soirée, nous nous sommes expliqué et j’ai envoyé un mail d’explication quant à mon comportement et me suis excusée.

Nous nous sommes revus quelques temps après et avons repris un verre ensemble. Nous savions que nous ne n’aurions plus de telles relations. Nous nous sommes quittés « bons amis »… et ne nous sommes jamais revus depuis.

Malheureusement, j’ai beaucoup souffert de cette expérience. Elle m’a traumatisé. J’ai eu une longue année de « frigidité », perte de confiance en moi, en ma sensualité, en ma féminité, en ma capacité à exciter et donner du plaisir. Je me suis fermée comme une huitre. Baisse totale de désir et libido en berne. Souffrance et difficulté dans mon couple.
Je ne m’étendrai pas sur le chapitre, mais j’ai été touchée au plus profond de moi, dans ma chair, dans mon ventre, dans mes tripes… Comme quoi on peut très vite passer de la « putain » à la « pucelle », de la « lubrique » à la « frigide », de la « démoniaque » à l’ « angélique » …

Heureusement, le temps finit par arranger les choses … et la porte en moi qui a été ouverte par le Maître (il y a de ça quelques arg1132années) laissant s’échapper Angélique, bien que cette porte s’est refermée brusquement suite à l’agressivité d’une autre femme, d’une autre féline, … depuis quelques temps, cette porte commence à s’entrouvrir. Et pour le bonheur de tout le monde … Je me réconcilie doucement avec Madame Libido … et les envies de redécouverte du désir et du plaisir à deux dans un premier temps, et plus si affinités, pointent à nouveau le bout de leur nez.

De toute manière, je sais qu’au fond de moi dort cette femme, fragile mais qui aime la luxure, les plaisirs charnels, les expériences inédites, l’exploration de son corps et les aventures lubriques, … je sais qu’Angélique ou quel que soit son nom, elle existe, elle sommeille, elle est là, elle se cache, mais elle attend le bon moment pour sortir de sa tanière et prendre le plaisir qui lui revient sans oublier d’en donner, bien évidemment…

Alors, chut … je la laisse tranquillement se réveiller, se nourrir de fantasmes, … et renaître enfin au grand jour … pour son plaisir et celui ou celle, ceux ou celles qui partageront un instant, une nuit, un soir, une heure ou plus avec elle.

Et comme le disait si bien son Maître : « Longue vie à Angélique … qu’elle ne s’éteigne jamais. »

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26 juillet 2009

Expérience « multiples » (1)

cavali_reComme vous le savez peut-être déjà si vous avez lu ce Blog, je suis friande d’expériences sensuelles et sexuelles « hors du commun », et j’ai déjà goûté au plaisir du triolisme (http://fr.wikipedia.org/wiki/Triolisme) avec celui qui était mon Maître et sa compagne (Lady A., Angélique et lui). Aventure qui s’était révélée très enrichissante et qui était une vraie réussite. Nous avions d’ailleurs retenté cette expérience l’année suivante et cela avait été tout aussi exaltant.

Depuis, ces relations à plusieurs, je n’en avais pas connu d’autres et j’ai commencé une histoire d’Amour avec celui qui partage ma vie actuellement. Par chance pour moi,  pour lui et notre sexualité, il se trouve que c’est quelqu’un de très ouvert. Dans notre intimité, nous avons le goût de l’insolite et partageons les mêmes attirances pour les jeux sensuels, sexuels et la découverte de nouvelles expériences. Bien entendu, nous avons une sexualité tout à fait « normale », mais nous aimons pimenter le quotidien par la réalisation de certains fantasmes après en avoir longuement débattu et selon nos envies, notre feeling.

Au courant de mon passif sensuel via ce blog et mes récits, mon amoureux m’a lui aussi confié le sien. Nous étions donc plus ou moins à pied d’égalité. Et prêts à se lancer dans de nouvelles aventures sensuelles … et lubriques.

C’est donc comme cela, que nous avons choisi de mettre une annonce sur un site dédié aux fantasmes de couples, aux rencontres sexuelles, à l’échangisme, au mélangisme, etc.
Nous avions envie de tenter une expérience avec un autre couple, mais ne savions pas exactement au départ la tenue des rapports que nous cherchions. Nous nous sommes donc accordés sur le fait que l’on trierait les réponses et ferait une sélection rigoureuse des couples (avec des critères déterminés : un couple dans nos âges, dans notre région, pour une première rencontre dans un lieu public pour discuter et voir si nous allions plus loin). Après plusieurs mois de recherche plus ou moins active, nous avons tissés des liens via messagerie interposée avec un couple de parisiens, correspondant à nos critères et partageant nos aspirations.

Au bout d’un mois d’échanges textuels et de photos nous représentants dans nos plus beaux appareils, nous avons répondu présents à leur invitation pour un apéritif chez eux suivi d’une soirée/nuit coquine, si le courant passait entre nous.

Nous avions convenu que les hommes s’occuperaient de l’apéritif, pendant que les filles se mettraient à l’aise (en passant des tenues sexy). Les hommes eux resteraient sobres en caleçon/boxer et tee-shirt.

Nous sommes arrivés au pied de leur immeuble dans Paris, nos cœurs haletants et hésitants, pleins de désir mais tous les deux tremblants devant l’inattendu. Impatients et un peu inquiets par ce qui nous attendait au bout du chemin. J’avais apporté quelques affaires dans un sac pour la nuit, ne sachant pas si elles sortiraient de ce sac ou non.

Arrivés sur le palier, c’est le jeune homme qui nous a accueilli … un peu surpris par son physique (nous n’avions pas vu leurs visages, les photos que nous nous adressions dissimulaient nos identités/visages par précaution, au vu des dangers de la toile), mais nous étions là, donc nous n’allions pas faire demi-tour maintenant.
La jeune femme  portait déjà une tenue sexy : une jolie petite culotte noire transparente, un top sans manche noir glamour, des bas noirs et des escarpins rouges. Une femme sublime, d’un métissage difficile à déterminer (asiatique, indien, etc.), avec un corps splendide, … un vrai petit bout de femme à croquer, de celles que l’on croise tous les jours dans les pages des magazines ou sur les encarts publicitaires. Une petite bombe, quoi …
Evidemment, mon homme et moi ne jouions pas dans la même catégorie (physiquement parlant), mais je nous classerai dans la catégorie des « normaux » pas trop mal. Bref, de toute manière, nous n’étions pas là pour un concours de beauté et le physique n’était pas un critère de sélection déterminant.

Pour garder leur anonymat, je les appellerai Linda et Matéo.

Ils nous ont fait rapidement visité leur bel appartement, décoré style contemporain, à la manière d’un loft mais sans fioritures avec beaucoup d’espace et sans trop de meubles. Un endroit agréable.

Matéo et mon homme, que je nommerai P., se sont occupés de l’apéro et ont commencé à discuter, pendant que Linda m’a entrainée dans leur chambre pour que je puisse me mettre à l’aise. Elle s’est éclipsée pour me laisser un peu d’intimité. Je me suis déshabillée et j’ai enfilé une tenue plus sexy : une guêpière transparente noire avec porte-jarretelles et bas noirs. Pour l’anecdote, j’avais demandé à mon chéri de mettre une paire d’escarpins dans le sac. Mais au moment de me chausser, je me suis aperçue que dans l’empressement, il avait mis deux escarpins différents … donc Linda m’a gentiment prêté une paire à elle, que j’ai très vite abandonnée, me sentant plus à l’aise sans.

Nous avons donc fait notre entrée devant les yeux écarquillés et les mines alléchées de nos « amants ». Nous nous sommes assises et avons commencé à discuter tous ensemble autour de l’apéritif dînatoire.

J’ai beaucoup apprécié ce moment d’échange verbal où nous nous sommes tour à tour présentés, où nous avons échangé sur nos expériences sensuelles/sexuelles, où nous nous sommes entretenus sur nos désirs, nos envies et nos attentes vis à vis de notre recherche et de cette rencontre, où nous avons posé les bases et les règles de cet échange. Nous nous sommes mis d’accord sur le fait que nous étions deux jeunes couples amoureux et heureux ensemble, vivant une relation sereine, saine et zen. Que nous aspirions chacun à vivre des expériences sexuelles particulières et que plutôt que d’aller satisfaire nos fantasmes ailleurs et basculer dans l’adultère, nous préférions partager et échanger ensemble ces relations, dans le strict respect de l’autre avec la possibilité à tout moment de faire marche arrière en restant toujours à l’écoute de l’autre.

A force de conversations sur les sujets évoqués plus haut et sur d’autres tous aussi intéressants, nous étions à l’aise ensemble avec la sensation de se connaître depuis toujours comme des amis, de partager des idées communes et d’être naturellement convaincus que la soirée et la nuit ne pouvait que bien se dérouler, d’avoir l’intime sensation que nous n’allions pas tarder à passer aux choses sérieuses.

Laura_Fabee_1La soirée a vraiment démarré avec l’apparition d’un objet qui a aidé à détendre l’atmosphère et qui a apporté bonne humeur, rires, détente et qui a mis à l’aise tout le monde. Et c’est mon chéri qui a eu cette idée de génie, photographe averti, il avait pris son Reflex et a commencé à s’adonner à une de ses passions, la photo. Il a donc démarré une séance photo avec comme thème Linda et moi. Nous ne nous sommes pas faites prier et avons posé avec beaucoup d’entrain devant l’objectif complice de P. Prenant des poses sensuelles, drôles, fun, … Nous prenant carrément au jeu…

Et tout naturellement, de prises de vue en prises de vue, nos corps se sont naturellement rapprochés. L’ambiance s’est rapidement réchauffée et les échanges sensuels se sont fait tous seuls, comme une danse, après une longue parade… Chaque couple s’est formé, Linda et Matéo, P. et moi. Nous avions convenu que nous aurions une expérience mélangiste et non pas échangiste. Mais nous avions décidés de nous ébattre ensemble sous les yeux attentifs des uns et des autres. Il y avait beaucoup de tendresse, de sensualité, de chaleur, de caresses, d’intimité, mais jamais de vulgarité, tout en douceur, comme un doux ballet. Nous étions chacun voyeur et exhibitionniste, échangeant des regards et de sourires complices. Nous avons mélangé nos émotions, nos sensations, nos plaisirs tout en les partageant, mais sans jamais se défaire de notre intimité de couple.

Je ne rentrerai pas dans les détails, car les scènes sont dans un coin de ma tête et ma mémoire me renvoit des flash-back, mais qui traduit sur le papier ne donnerait rien. Peut-être que vu de l’extérieur, cela ressemblait peut-être à des scènes de films érotiques ou pornographiques. Alors je laisserai vos imaginations gambader et vous laisserai quelques traces visuelles qui peut-être vous inspireront.

Loup_FabeeJ’ai vraiment adoré cette expérience, l’avant, le pendant et l’après.Laura
Bien qu’à un moment, j’ai douté de moi, de ma féminité, de mon corps … et me suis prise bien malgré moi à observer la belle et ravissante Linda. Je me suis soudain trouvée « laide » et ridicule à coté de son corps lisse, doux, jeune et sans faille, comme sorti d’une gravure … modelé par un sculpteur … Bref, j’ai failli tout arrêter, mais mon compagnon a su me rassurer et me faire comprendre qu’il n’était pas question de comparer les corps, les beautés, … et que nous avions chacune notre singularité, notre beauté, notre corps sensuel et attirant, … Et que toutes les deux à notre manière, nous inspirions le désir et l’envie…

Nos ébats ont duré une bonne partie de la nuit et nous avons pris des clichés de ces échanges, histoire de marquer ces moments … cartes postales souvenir d’instants qui se produisent  rarement, et que lorsqu’ils sont réussis, il est bon d’en garder des traces.

Nous sommes rentrés chez nous le lendemain, avec pleins de papillons dans le ventre et comme une victoire, heureux d’avoir pu vivre et partager cette expérience à deux. Notre relation en est ressortie plus forte. Nous avions pleins d’images dans la tête, des mots, des sons, des soupirs, des rires, des regards, une complicité, un étrange sentiment d’avoir vécu quelque chose d’unique. Nous étions en quelque sorte riches de ce moment.

Depuis, nous n’avons pas revu Linda et Matéo, mais avons gardé de bons contacts et nous recroisons parfois sur la toile.

Qui sait peut-être qu’un soir, … nous retrouverons-nous …

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20 juillet 2009

L’envie …

… D’écrire à nouveau

plumeIl y a longtemps, presque trop longtemps que je n’ai pas écrit, que je n’ai pas couché mes idées, mes sentiments, mes sensations, mes expériences sur le papier. Quand j’étais adolescente, je me souviens qu’il m’arrivait d’écrire la nuit sur un bloc note aux feuilles jaunes. Avec ma plume, je me sentais forte, je remplissais des pages et comme un exutoire, je me vidais. C’était sûrement le meilleur moyen que j’avais à l’époque de m’épancher, de faire sortir les démons et de panser pour quelques temps mes blessures.

Bref, l’écriture fait partie de moi et même si je n’ai pas écrit depuis longtemps, l’envie finit toujours par revenir. Mais pour écrire, il faut avoir de la matière… car on peut écrire de tout et de rien, partir d’un thème ou d’une idée… et puis laisser le fil des mots, le flux des pensées s’écouler… Alors, peut-être que ma pause calligraphique est terminée, que le désir et l’envie se font ressentir depuis un moment et que comme lors d’une gestation, mon enfant ou mes enfants sont prêts à voir le jour.

J’espère pouvoir être assez disciplinée et assidue pour pouvoir reprendre ce blog et l’alimenter. Le premier, le vrai, l’unique, celui qui est le plus proche de moi, le plus moi. J’espère aussi réussir à me livrer aussi bien qu’à mes débuts, avec autant de passion, de ferveur, de plaisir, de fougue, d’émotions, d’humour et d’amour.

Il y a un an et 7 mois en arrière, je mettais un terme à ce blog, car j’avais la sensation qu’une nouvelle vie commençait pour moi et qu’il était temps pour moi de vivre une nouvelle expérience, que celle-ci me prendrait tout mon temps, ou qu’en tout cas, je voulais m’y consacrer pleinement.

Alors, j’ai évidemment vécu de nouvelles aventures troublantes, saisissantes, enivrantes et parfois si violentes, que j’aurais aimé ne pas les vivre. Mais, c’est cela aussi se sentir vivante. Eprouver toutes les émotions aussi fortes et vibrantes soient-elles que denses et intenses. Me voilà donc chargée de nouvelles histoires, de nouveaux récits, de nouvelles réussites et de nouveaux échecs, de trahisons, de fiertés, de fanfaronnades et de déplaisirs, de découvertes intellectuelles, spirituelles et sensuelles. Me voilà pleine d’envie de tout vous raconter ou en tout cas ce qui me tient à cœur. Peut-être élargirai-je mes thèmes … et vous livrerai d’autres aspects de ma vie (intimes, au jour le jour,…). Je ne sais pas encore de quoi sera fait ce retour aux sources, mais j’espère qu’il vous plaira … vous qui vous arrêterez peut-être un cours instant pour me lire. Vous, internaute de l’ombre ou connu, peut-être me laisserez-vous un commentaire (de rage ou de soutien, ou autre) … En tout cas, vous m’avez manqués, et je suis heureuse aujourd’hui d’écrire à nouveau pour vous (et bien entendu pour moi).

Comment l’envie est revenue ? En fait, elle sommeillait tranquillement en moi et j’y pense depuis quelques mois. Et puis mon compagnon m’a rappelé qu’il appréciait particulièrement la femme qui tenait ce blog … qu’elle l’avait peut-être un peu séduit par ses mots, ses confidences (sortes de secrets qu’on pourrait susurrer sur l’oreiller), un accès direct à la sensualité d’une femme, à son intimité, à sa sexualité, mais aussi à ses fantasmes et à ses désirs cachés, à ses expériences anodines et à toutes ces choses excitantes dont rêvent certains.

C’est donc avec son accord, que je reprends le fil de mes aventures et mésaventures…

Alors, si vous passez par là, bonne lecture et merci de votre attention …

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06 janvier 2008

Le Saut de l’Ange

ange_1157551014Elle est née il y a environ 2 ans de cela, elle s’est découvert, elle a exploré les facettes cachées en elle, celles qu’elle devinait mais n’osait pas faire sortir. Et puis, il y a eu la rencontre avec le Maître, la relation unique et spéciale, un peu particulière, mais cette expérience a été aussi novatrice que libératrice. Une nouvelle femme était née, la femme sensuelle, sans tabou, lubrique, sexy, prête à tenter des expériences sexuelles inédites, prête à se donner, prête à lui obéir,… Il l’a baptisé Angélique, elle a été sa chose, son esclave sexuelle, il l’a dominée, elle s’est pliée à ses ordres, elle accepté ses règles du jeu, elle a pris du plaisir à être sous son joug. Elle s’est donné à lui, elle a essayé de le satisfaire au mieux, de répondre le plus honorablement possible à ses désirs. Il a toujours été très respectueux envers elle, il ne l’a jamais humiliée au sens premier du terme. Leurs jeux étaient des jeux d’adultes, mais toujours sécurisés et il n’y a jamais eu de mauvaise surprise, de sentiment de dégoût, de rejet, de mal au cœur, d’envie de vomir, ou autres sensations désagréables… Cette expérience n’a été que plaisirs partagés…

Aujourd’hui, elle est une autre, une femme qui vient de croiser le chemin de son destin, elle est enfin la femme qu’elle attendait. Elle est prête à franchir le pas, prête à être la femme d’un Homme, son épouse, la mère de ses enfants, mais aussi sa maîtresse dans les moments les plus intimes. Elle se sent la force de le soutenir, de se battre pour lui, de fonder une famille et de défendre celle-ci. Bien entendu, Angélique fera toujours partie d’elle, mais elle appartiendra au passé. Elle a enfin fait la rencontre qu’elle attendait depuis trop longtemps. Il est celui dont elle rêvait en secret, sans vraiment y croire. Et puis comme par enchantement, le moment est arrivé. Tout cela paraît sûrement utopique, mais le conte de fées a commencé il y a moins de deux mois et elle espère qu’il perdurera au-delà de ses souhaits. Elle l’Aime de tout son être et rien ne la détournera de Lui. Il sera son Homme, celui de sa vie, son mari, le père de ses enfants, et il deviendra son nouveau Maître.

Alors voilà, au jour d’aujourd’hui, je ne me sens plus l’envie de vous confier mes expériences sensuelles. Cette envie reviendra peut-être. Mais pour l’heure, je préfère mettre ce blog entre parenthèses. Peut-être y reviendrai-je un jour, ou peut-être pas…

J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire toutes ces lignes, à me confier à vous, internautes inconnus ou connus. Pour ceux et celles qui ont traversé ma vie, qui ont été des partenaires de jeux ou juste des lecteurs d’un moment, je vous remercie pour vos messages qui m’ont beaucoup touché et réconforté les moments où j’en avais besoin. Je vous souhaite à tous une longue vie et que celle-ci soit toujours remplie de doux et plaisirs simples. Restez toujours vous-même et fidèles à vos envies. Ne laissez pas le « quand dira-t-on » vous détourner de vos projets ou de vos désirs. Vous êtes les seuls maîtres de vos vies, alors vivez…

Je m’en vais me concentrer à ma nouvelle vie de femme…, je créerai peut-être un nouveau blog pour vous faire partager mon bonheur…

Je vous embrasse.

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27 octobre 2007

La Suceuse gourmande

sucetteJe l’ai souvent décrit dans ces pages … mais dois-je encore l’avouer, j’ai un goût prononcé pour la Fellation (n.f. – du latin fellare, sucer) : excitation buccale du sexe de l’homme.

Je ne sais pas d’où cette passion me vient, mais depuis que j’ai fait la première, je ne me suis jamais arrêtée. Pouvoir procurer du plaisir avec ma bouche, mes lèvres, ma langue. Engloutir le sexe d’un homme, le sentir se gonfler, augmenter de taille, s’allonger, le sentir taper dans ma gorge, tout en le caressant, ahhhhhhh !!!

J’ai déjà hâte de lécher le prochain sexe qui se tendra vers mes lèvres offertes. Mais attention, je ne suce pas tous les hommes que je croise. Je ne suis pas une affamée en manque. C’est juste que je ne m’imagine pas une relation sexuelle sans prendre au moins une fois le sexe de mon partenaire dans ma bouche.

C’est pour moi de la gourmandise pure et l’appétit vient en suçant. Je ne sais pas combien de fois je suis capable de sucer un homme dans un échange sexuel. Mais ce que je sais, c’est que j’y pense et j’en ai envie souvent, avant, pendant et après. Le plaisir que je procure est aussi égal à ce lui que je prends. Je ne prétends pas être une suceuse hors pair, mais j’aime explorer chaque parcelle du sexe de mon partenaire. Ses testicules, que j’aime lécher et prendre à pleine bouche. La zone entre les testicules et l’anus, l’anus lui-même. Je dois dire que ma langue aime s’y attarder aussi. Sans oublier les caresses. Le toucher est aussi très important.

J’aime sucer en douceur, puis accélérer, m’arrêter et jouer de ma langue. Et le plaisir ultime est d’avaler la sève, ou de la recevoir sur mon corps, jusqu’à la dernière goutte.

Mais cette boulimie phallique est-elle normale ? Parfois, je me le demande. J’arrive à être rassasiée, mais j’espère que ce n’est pas trop grave docteur ?


sucette2« Annie aime les sucettes,

Les sucettes à l’anis

Les sucettes à l’anis d’Annie

Donnent à ses baisers un goût anisé

Lorsque le sucre d’orge parfumé à l’anis

Coule dans la bouche d’Annie

Elle est au paradis. »

France Gall - LES SUCETTES
(
Paroles & musique: Serge Gainsbourg)

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21 août 2007

La Renaissance d’Angélique

heye2Alors qu’elle se rendait à un rendez-vous galant, elle reçut un message de son Maître, mais elle s’était déjà engagée pour la soirée. Elle était au volant de sa voiture, apprêtée pour son rendez-vous, soucieuse d’arriver à l’heure. Inquiétée par la circulation qui lui faisait déjà deviner qu’elle serait en retard. Et voilà ce message sur son téléphone portable. Dès la lecture du contenu, elle avait senti une bouffée de chaleur, une boule dans son ventre. Elle le désirait mais ne pouvait pas faire machine arrière. Elle lut et relut, le message ne sachant quoi répondre. Elle ne voulait pas lui dire non. Mais elle ne le pouvait pas. Elle aurait pu faire demi-tour et aller rejoindre son Maître. Mais elle avait pris une décision et il fallait s’y tenir. Après un moment, elle finit par se concentrer sur son chemin, et chassa cette pensée troublante de son esprit. Elle prévint son Maître qu’elle n’était pas disponible ce soir.

Quelques jours plus tard, elle prit la décision de prendre congé de son Maître car la partie la plus raisonnable et raisonnée de son être lui indiquait qu’elle devait laisser une nouvelle relation s’installer entre « Elle » et « Lui ». Le Maître rendît donc sa liberté à son Angélique. Leur échange textuel fut lourd en émotions, en souvenirs, en complicité, et très difficile. Il a été très éprouvant pour elle de mettre fin à cette relation hors normes. Elle n’aurait jamais imaginé qu’elle refermerait la porte en elle, d’où était sortie cette femme. Elle commençait à la voir s’affirmer et s’épanouir, et voilà qu’il fallait refermer le livre. Le ventre noué et les larmes aux yeux, elle dit adieu à son Maître et à Angélique.

Mais quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre qu’Angélique pouvait reprendre son histoire avec son Maître, elle remercia le ciel et « Lui » d’être aussi ouvert, compréhensif, intelligent, …

Elle s’empressa d’aller en informer son Maître, qui fut ravi de cette nouvelle. Les jeux pouvaient alors continuer … Angélique n’était pas morte, elle renaissait … Un petit coma douloureux, mais passager. Le Maître est donc venu retrouver son Angélique, il y a quelques temps de cela.

L’ayant prévenu de sa visite dans la journée, il lui avait demandé d’être sage si elle voulait éventuellement recevoir une visite dans la nuit.

1243_06_s1o1Plus tard dans la soirée, il lui demanda de l’attendre vêtue de son corset rouge, de porte-jarretelles et de bas. Elle prit soin de se doucher, de s’épiler, de se parfumer, se maquiller et de se préparer pour lui. Elle l’attendait avec une envie chaude au creux des cuisses, et la peur au ventre … car elle ne sait jamais dans ces moments là ce qu’il va bien pouvoir lui arriver. Ce que le Maître allait bien pouvoir lui réserver comme châtiment cette fois-ci.

Il se fît attendre et au bord du sommeil, elle désespérait de le voir arriver. Il finit par se présenter au bas de chez elle, et lui ordonna de lui servir un verre et de l’attendre à quatre pattes au milieu de son salon, lui présentant sa croupe mais en baissant les yeux.

Elle prépara le verre qu’il lui avait commandé, entrouvrît la porte de son domicile, et se mît dans la position ordonnée. Elle tremblait et se demandait ce qu’elle faisait là. Elle était très inquiète, essayant de se rassurer en se disant tout bas que le Maître ne lui ferait jamais de mal.

Il entra enfin, elle ne leva pas son visage. Il paraissait content de la voir et la félicita de sa tenue. Elle semblait soumise à souhait. Il la contourna et elle ne vit que ses pieds. Il avait emmené sa cravache, celle qu’elle aimait. Elle tremblait mais avait aussi une envie débordante de sentir le cuir de celle-ci s’abattre sur ses fesses.

Il s’assit et commença à boire le verre qu’elle lui avait servi. Elle sentait bien qu’il l’observait. Elle était partagée entre la honte et la fierté d’avoir réussi à lui obéir. Elle ne levait pas la tête. Elle gardait son regard fixé sur le sol, mais elle était à l’affût de chacune de ses paroles.

Il vînt la fesser et promener sa cravache sur son corps. Lui assénant quelques petits coups … elle se cambrait de douleur mais aussi avec une joie de retrouver celui qui savait tirer le meilleur d’elle-même. Elle avait envie de se soumettre, elle était attentive à tous ses mouvements. Elle se sentait féline, dans cette position. Elle savait quel animal elle pouvait être pour lui. Une vraie chienne, celle qu’il appréciait.

Entre deux fessées, il lui demandait quelle chienne et quelle salope elle était. Elle commençait à prendre du plaisir au jeu. Elle avait envie de lui dire qu’elle était sa chose, sa chienne, et elle s’exécuta sous ses ordres.

Il introduit ses doigts en elle et vérifia que ce petit jeu déclenchait en elle une lubrification naturelle. Il s’attarda un moment pour lui permettre d’obtenir quelques minutes de plaisir. Et dès l’instant où son râle lui indiquait que sa jouissance montait, il arrêta net. Mais elle ne ressentit aucune frustration. Elle aimait l’alternance du plaisir et de la douleur physique et mentale.

nueIl lui expliqua qu’il allait bien s’occuper de son cul, qu’il allait bien s’amuser avec elle. Petite chienne qu’elle était. Il s’assit sur le canapé et lui ordonna de s’approcher de lui, toujours à quatre pattes. Il avala quelques gorgées de son verre. Il la fessa, joua de sa cravache. Il ôta son jean. Elle découvrit le boxer en cuir parcouru d’une fermeture éclair qui permettait d’avoir accès à son sexe dressé par le désir et à son orifice le plus serré.

Il lui mit sa verge dans la bouche et elle prit un plaisir certain à le sucer, l’avalant et le caressant comme elle aimait tant le faire. Elle rêvait déjà de son foutre. Gourmande et alléchée. Il sentait bien qu’elle prenait autant de plaisir que lui. Mais la nuit ne faisait que commencer.

Il lui introduit un « plug anal » ..., nouvel accessoire muni d’une poire qu’il actionnait et qui lui injectait de l’air dans son anus. Elle allait garder cet instrument une bonne partie de la soirée en elle. Il la regardait, elle le sentait bien. Elle brûlait de désir, mais il prenait du plaisir à la voir ainsi soumise à ses moindres caprices.

Il lui ordonna de prendre une chaise et de s’asseoir face à lui, tout en conservant l’accessoire qui la gênait un peu, mais elle n’en fît pas état. Il lui tendit un gode double en plastique souple et d’une couleur acidulée. Il lui demanda de lui montrer ce qu’elle pouvait bien faire de celui-ci. Elle était en admiration devant cet engin, et également maladroite. Elle n’en avait jamais utilisé et se trouvait bien gauche tout d’un coup. Il lui demanda de s’exécuter, mais de ne jamais le regarder. Sinon elle serait punie, bien entendu.

Elle se saisit de l’objet, tentée et malhabile. Elle le frotta contre son sexe et son clitoris. Elle eut tout de suite envie de l’introduire dans sa fente. De sentir la grosseur de cet accessoire la pénétrer. Elle n’eut pas trop de mal à y arriver. Elle ressenti immédiatement le plaisir escompté. Mais elle n’arriva pas à baisser les yeux. Et bien qu’essayant de l’éviter, elle croisa plusieurs fois le regard de son Maître.

Sa désobéissance l’agaça et il lui ordonna de venir sur ses genoux. Il se fit un plaisir de lui administrer une jolie correction. Ses fesses prirent une couleur rosée, presque rouge. Et la douleur se fît sentir pour la première fois. Elle regretta d’avoir croisé son regard, elle comprit sa douleur. Elle se jurait intérieurement d’être plus obéissante la prochaine fois.

Il lui demanda de lui lécher le cul, comme une brave petite chienne savait le faire. Elle ne lui refusa pas ce plaisir et s’appliqua à bien introduire sa langue à l’entrée de son orifice. Elle se délectait du plaisir qu’elle pouvait lui procurer. Elle le lécha vigoureusement, espérant que son Maître serait satisfait de sa prestation.

heye3Elle se souvient qu’il a stimulé son cul avec le plug mais aussi avec un vibro … Ses souvenirs sont un peu vagues quant à la chronologie des événements. Elle garde en elle la sensation d’avoir été pénétrée, d’avoir senti son sexe l’enfourner. Lui prendre son cul de salope comme il aimait lui dire, et lui faire remarquer le cul de pute qu’elle lui offrait. Mais sa vulgarité ne l’atteignait pas. Elle prenait goût à être humiliée de la sorte. Parce que c’est bien ce qu’elle était, sa « putain » fière d’être prise comme il se doit par son Maître.

Evidemment, il ne se contenta pas de ce seul orifice. Il la gratifia de son phallus là où elle l’attendait le plus, dans son vagin humide et serré par l’attente. Les accélérations, les cris, les gestes, les regards se mélangeaient. Au bord de l’extase, entre les secousses volcaniques de leurs corps enchevêtrés, il sortit sa belle queue pour finir dans sa bouche qu’elle lui tendit sans se faire prier. Elle le lécha, le parcouru de haut en bas avec sa petite langue gourmande et joueuse, elle aimait à caresser sa belle queue gonflée de désir. Elle entendait ses soupirs, ses commentaires qui la flattaient. Elle eut envie de lui en donner encore plus, toujours plus jusqu’à la jouissance. Elle l’avala, le pompa, s’attardant sur son gland, lui offrant ses lèvres charnues, ouvrant grand la bouche pour mieux l’aspirer, pour mieux l’engloutir. Il finit par se masturber et elle lui offrit son visage. Il l’aspergea de sa sève. Elle la recueillit avec plaisir.

salve_2Angélique était aux anges, revenue de loin, bien vivante et heureuse de cette renaissance. Rien ne lui fît plus plaisir que de recevoir son Maître.

Comme toujours, elle se tient désormais prête à être sous son joug et ensevelie par lui. L’emprise exquise qu’il exerce sur elle n’est pas prête de s’arrêter. Dorénavant, il sait qu’elle est à sa merci.

Elle se prosterne devant lui et attend sagement qu’il daigne continuer son éducation. Angélique, esclave et soumise, patiente et exalte déjà à l’idée de sa prochaine rencontre avec le Maître.

[Cette nuit-là, Angélique a laissé partir son Maître. Mais Elles n’en avaient aucunement envie. Elles auraient aimé qu’il reste … mais c’est ainsi. Tout cela n’est qu’un jeu, dont il faut accepter les règles.]

Le Maître reviendra-t-il … Seul Lui décide.

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28 juillet 2007

Elle a les boules …

BOULES_DE_GEISHAS3La première fois que son corps les a croisées, c’est son Maître qui les a introduites en elle. Elle n’aurait jamais imaginé que ces corps étrangers auraient pu lui procurer autant de fabuleuses sensations. Elle ne pensait pas non plus qu’elles pourraient pénétrer en elle.

Son Maître lui a ordonné d’aller se procurer ce sex-toy dans une boutique spécialisée. Elle s’y est rendue avec le sourire aux lèvres. Elle s’y était déjà rendue auparavant, et l’idée d’y pénétrer l’excitait secrètement. Elle poussa la porte et comme une enfant dans une confiserie, ses yeux couraient dans tous les sens. Les corsets et autres serre-tailles, d’une beauté enivrante pour leurs tissus soyeux et brillants. Elle se prenait à s’imaginer en portant l’un deux. La lingerie, les livres, les gadgets, les accessoires, les vidéos …

Mais son attention s’est vite tournée vers les objets de divertissement solitaire. Les gods tous plus beaux et tentant les uns que les autres lui donnaient envie d’en emporter un. Mais cela ferait peut-être partie d’une autre visite. Elle était là pour se trouver celles qui allaient avoir la lourde tache de lui procurer un plaisir infini : des « boules de geishas ».

Après les avoir observées, contemplées et examinées … son choix s’est porté sur deux exemplaires. Les premières classiques et lisses : deux sphères de couleur argentées reliées par un joli cordon blanc. Les secondes plus graphiques et en reliefs : en plastique ou latex de couleur mauve liées également par un joli cordon, parsemées de picots pour des sensations décuplées. Après multiples hésitations et tergiversions, elle a fini par partir avec les deux exemplaires.

Avant de payer son regard s’est encore attarder sur les bas, elle avait envie de corsets avec porte-jartelles, mais ne trouva pas son bonheur. Elle paya ses nouveaux jouets et s’engouffra dans le métro avec l’envie terrible de les extirper de son sac et de les déballer. Mais une attitude décente a eu raison d’elle.

BOULES_GEISHASUne fois rentrée chez elle, elle n’a pas pu résister à les essayer immédiatement. Elle ôta ses vêtements et son string. Elle introduisit les boules à picots, plus dures à insérer, mais l’humidité qui régnait en elle depuis son départ de la boutique facilita la pénétration de ses nouvelles amies. Elle s’allongea sur son lit et commença à onduler son bassin en serrant ses cuisses fermement. Bien placées dans son ventre, elle contracta les parois de son vagin tellement fort que les premières vibrations se firent rapidement sentir. Elle les sentait se chauffer et glisser en elle, avec les picots qui la titillaient. Une sensation indescriptible qui la transporta tout de suite au pays de l’abandon extrême. Elle se laissa totalement aller. Elle fut envahie par la douceur et l’amplitude du plaisir que ces objets lui procuraient. Les sensations étaient comparables à de petites détonations, comme si l’orage éclatait dans son ventre, des éclairs de chaleur la parcouraient. Elle caressait son clitoris, une main entre ses lèvres intimes, tout en serrant ses cuisses. Contractant de plus en plus les muscles de son vagin autour des boules, balançant son bassin pour obtenir le maximum de sensations.

La jouissance ne tarda pas à venir, et le feu d’artifice intérieur la laissa ivre de bonheur sur son lit. De courtes vibrations électriques successives continuaient à se produire dans son vagin. Des mini-décharges de bien-être pour une première utilisation solitaire. Elle était satisfaite de son achat et après une pause, elle recommença avec les autres boules pour comparer les sensations. Elle fut également ravie de n’avoir pas choisi entre les deux et d’être repartie avec les deux modèles. « Quand on s’aime, on ne compte pas »

GEISHADepuis, selon son humeur et ses envies, elle prend le temps de satisfaire les besoins naturels et essentiels que son corps lui réclame grâce à ses nouvelles amies. Au moins maintenant, elle l’assume haut et fort : Angélique a les boules !!!

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21 juillet 2007

Sensuellement vôtre, Spirituellement autre …

tracesDe retour de vacances, où ma peau a pris le goût du soleil et la couleur caramel … Apparemment l’astre solaire a pris du plaisir à me lécher presque toute entière, et m’a laissé les marques de ses brûlures un peu partout sur mon corps. Ah, décidément, je suis condamnée à m’offrir et à souffrir !!!

Vous direz sûrement que c’est mon destin, que je n’arrête pas de répéter que j’aime ça donc … Si tout cela ne me convient pas je n’ai qu’à changer le cours de ma vie.

Et bien depuis deux jours j’y réfléchis, à changer, à devenir plus sage, à devenir plus moi. A faire taire le démon qui sommeille et à faire plus de place à l’ange qui existe aussi en moi.

Bien entendu, comme je le dis souvent « chasses le naturel et il revient au galop » … Mais là aujourd’hui, je me sens plus ange que démon … Sûrement que je vais en décevoir plus d’un qui s’attendaient peut-être à me voir vous raconter des épisodes torrides de mes vacances au soleil. Le soleil a dû en profiter pour réchauffer mon corps et endormir mon esprit torride. Parce qu’Angélique n’a pas montré le bout de son nez pendant toute cette semaine.

hommesDe retour sur le net, j’ai retrouvé l’homme dont je parle dans « trouble nocturne » … Nous avons dialogué un moment sur les vacances, de tout et rien … Et très vite, nos échanges se sont orientés vers nos désirs. J’ai beaucoup apprécié sa façon de me raconter comment il s’y prendrait pour me séduire si l’on se rencontrait. Il a dit qu’il serait plutôt direct et ne s’encombrerait pas de palabres. J’étais un peu déçue car j’avais envie de douceur, d’être courtisée, d’imaginer, pour que la sensation de chaleur, de bien-être s’installe en moi. Mais son idée de me caresser et de me procurer du plaisir dans un escalier, sûrement sombre comme je l’imaginais, m’a vite envoûtée. J’étais accrochée par la description minutieuse des gestes qu’il pourrait faire. Les images défilaient devant mes yeux. Je me faisais mon petit film, et débordait d’imagination. Imaginant ses mains, ses doigts agiles, ses baisers parcourir mon corps, ses caresses douces et sauvages. Mon corps a très vite réagit à ses paroles, et l’intérieur de mes cuisses s’est vite réchauffé, j’avoue que cette sensation m’a fait un bien fou. Ma fontaine intime s’est remise à fonctionner et mes mains ont vite repris leur rôle, je me suis mise à me caresser instantanément. Et au fur et à mesure de l’échange, nous avons branché nos webcams et entamé une relation virtuelle, jusqu’à la jouissance.

Pendant mon séjour au soleil, j’ai tout de même été troublée par l’appel d’une « vieille » relation. Un homme qui a traversé mon existence et avec qui j’ai de doux souvenirs. J’ai bien pensé à lui pendant les quelques jours qui m’ont ramené en France. Je l’ai recontacté, nous avons discuté de l’avancement de nos vies depuis la dernière fois où l’on s’était parlé. Je dois dire que je l’ai vite exclu de ma vie, parce que n’ayant plus de ses nouvelles, j’avais préféré le ranger dans un coin de ma tête et ne garder que les bons moments. Bons moments que nous avons très rapidement évoqués, nous nous sommes vite remémorés nos ébats fougueux et emprunts de plaisir, de chaleur, de sensualité, d’intenses caresses, d’ivresse intime. Nos esprits et nos corps se sont très vite échauffés. Bien qu’interrompus par des détails dans mon emploi du temps de vacancière, nous avons finis par nous abandonner au téléphone.

Mais au-delà de cet échange … qui pourrait déboucher vers une aventure sensuelle réelle, … Je me rends compte que bien que mon corps aime ses plaisirs charnels, mon âme rêve d’autre chose.

Et que pour pouvoir me donner en vrai, j’ai besoin que mon âme, que mon corps, que tout mon être soit en parfaite osmose. Et mis à part mon « Maître » et l’alchimie inexplicable qui me relie à lui. Aucun homme aujourd’hui ne réussit à réunir l’ange et le démon. Vous me direz que jamais ces deux là ne s’entendront, et bien soit, … je les laisse se livrer bataille … chacun bien installés, l’un sur mon épaule droite me soufflant d’être raisonnable et d’attendre patiemment celui qui me rendra le sourire pour l’éternité et l’autre sur l’épaule gauche me racontant que la vie est bien trop courte et qu’il existe encore trop de menus plaisirs à savourer.

Qui remportera la lutte, nul ne le sait … et je préfère ne pas y penser … Un jour ange, un jour démon ;)

elleTrès chers mâles, qui que vous soyez, que j’ai ou non frôlé votre peau, croisé votre regard ou échangé un sourire, que je vous ai ou non donné la part la plus intime de moi-même, que je vous ai ouvert mon cœur, que je vous ai offert mes bras ou juste mes pleurs, je l’ai toujours fait avec mon cœur. Vous me dites tous que je mérite de vivre et de connaître le bonheur. Celui que vous n’êtes pas en mesure de m’apporter, car vous avez déjà une moitié, une vie remplie, un engagement, ou au contraire vous ne souhaitez pas tenter l’expérience, et donc ne pas me faire souffrir inutilement. Merci pour votre franchise, ou vos explications, quelles qu’elles soient, réelles ou pas.

Mon cœur s’ouvre, se referme, se donne à vous, sans compter, tout entier, plein d’espoir et si souvent déçu, si souvent il saigne d’y avoir un tant soit peu cru. Alors partez, passez votre route, n’ayez crainte, il se réanimera de lui-même, comme il l’a toujours fait. Avec une force indescriptible, avec une foi inexplicable. Sans rancune, sans haine, sans colère, … Les yeux pleins de larmes, et la poitrine serrée. La solitude au creux des veines, et le vide au creux des mains. J’ai souvent l’impression que vous êtes les grains de sable du temps, qui file entre mes doigts. Que je n’arrive jamais à conserver, seules vos images et nos souvenirs s’impriment dans un coin de mon esprit à tout jamais. Quelles que soient les situations, le démon m’habite, mais le divin n’est jamais très loin.

Vous m’avez peut-être aperçue lors de nos rencontres, mais vous n’avez pas su me garder, me donner ne serait-ce qu’une once de votre âme qui aurait permis à cette femme de naître, de vivre, de s’épanouir, d’exister. Merci d’avoir traversé ma vie et de m’avoir permis de vous rencontrer.

feeries7Ce que je ressens aujourd’hui est assez spirituel, je me sens portée par une sensation inhabituelle. Une sorte de foi qui me ferait croire en « Lui » que je ne connais pas encore. Je le devine, je l’imagine. « Il » viendra quand il sera temps, quand ce sera le moment, … Je saurai que ce sera « Lui », je ne sais pas encore quand, mais j’ai la certitude que ce jour viendra. Il m’attend lui aussi, nous nous cherchons. Peut-être même que nous nous sommes déjà rencontrés, que nous nous connaissons. Ce que je sais c’est que je me donnerai à « Lui » comme jamais je ne l’aurai fait auparavant. Ni l’ange, ni le démon ne s’opposeront à lui, car il saura de tout son être les réconcilier. Et là je serai enfin moi, celle que je cherche, celle qui vit en moi. Celle que seule je connais. Ce sera comme une renaissance, une nouvelle ère de mon existence. Seul, « Lui » saura vraiment comment me ramener à la vie.

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10 juillet 2007

Lady A., Angélique et lui

L’anecdote que je vais raconter remonte à l’année dernière, au mois de juillet précisément. C’est drôle comme le temps passe vite ! J'ai l'impression que c'était hier.

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Je me souviens qu’il m’avait longtemps parlé de son désir de réunir deux femmes et d’être celui qui les satisferait. J’ai tout de suite été contre cette idée, jamais au grand jamais je n’aurai imaginé avoir une quelconque relation charnelle avec une autre femme. Je n’avais rien contre l’homosexualité, mais l’image de deux femmes entre elles me laissait froide. Je n’avais aucune attirance pour « elles » et il était clair que seuls les hommes seraient capables de me satisfaire.

Chemin faisant, et à force d’échanges, de temps, de discussions … Il a commencé à attiser la petite flamme en moi et mon esprit s’est ouvert peu à peu à l’idée de tenter une nouvelle expérience. Je ne sais quel pouvoir il exerce sur moi, mais sa méthode est bien rôdée. J’aime aussi sa façon de procéder, jamais dans l’obligation ou l’ordre direct. Il sait suggérer, me faire réfléchir, … j’allais presque dire me faire « fléchir ».

Avec le temps donc, nous avons convenu d’un rendez-vous galant à trois. Une simple soirée, une rencontre sans vraiment savoir sur quoi cela allait déboucher, nous étions tous les trois dans l’inconnu, dans l’expérimentation, …

Il m’avait parlé d’Elle, sa douce moitié, de sa beauté, de sa douceur. Mais je serai face à celle qu’il aimait … Donc j’étais flattée et en même temps je ne voulais pas faire de faux pas, j’avais aussi peur d’être en trop. Peur d’être jalouse, de ne pas le supporter, de me sentir exclue, de souffrir de leur amour. Je ne savais pas comment j’allais réagir. Peut-être ne franchirai-je même pas la porte, et me sauverai-je en courant.

Et puis le jour est venu …

Je montais dans l’ascenseur, les jambes tremblantes, des frissons sur la peau. Et la curiosité de savoir ce qui allait arriver. Parce que maintenant que j’étais si proche, je ne pouvais pas reculer. Et puis au pire, j’aurai fait connaissance de sa belle, nous aurions pris un verre et je serai rentrée chez moi. Il n’y avait aucune obligation. Il suffisait juste que « la mayonnaise prenne » et même si ce n’était pas une mince affaire, je pense que tout le monde avait un nœud dans le ventre à ce moment de la soirée.

J’ai franchi le seuil, il était à la porte pour m’accueillir. Je l’ai aperçue assise sur le canapé, vêtue d’une jupe courte, de chaussures à talon, d’un haut sexy qui mettait en valeur sa poitrine. Je l’ai tout de suite trouvé séduisante. Elle avait l’air tout aussi intimidée que moi. Je portais une tunique blanche et un jean … mais j’avais apporté une tenue de rechange pour la suite de la soirée. A la demande de mon maître, j’ai rapidement enfilé une robe et des dessous sexy associé à un corset. Mais je crois que ce soir là, il n’était plus tout à fait maître, il était tout à fait lui.

Nous avons discuté de tout, de rien … Et le contact passait à merveille entre elle et moi. Comme si nous nous étions toujours connues. Je sentais qu’elle aurait pu être une de mes amies. Il avait parfaitement choisi ses « femmes ».

J’aimerai pouvoir décrire en détail la nuit que nous avons passés tous les trois, mais je me rends compte que tout est enfoui au fond de ma mémoire. Bien que la chronologie et les éléments de cette expérience restent à jamais gravés en moi, je ne saurai les retranscrire fidèlement et rétrospectivement.

Mais ce que je peux affirmer, c’est que cette soirée est une des plus douces de ma vie. J’ai aimé cette femme autant que je l’ai aimé lui. Je n’étais pas amoureuse, j’étais aimante et amante des ces deux êtres.

Elle était belle, douce, chaleureuse, amicale, sensuelle. Elle m’a donné du plaisir dès le premier baiser jusqu’au souffle de ses lèvres. De ses caresses, de nos sourires et de nos délires complices, je ne retiens que le beau. Le grain de sa peau, sa sensibilité, sa sagesse, la beauté de son corps, ses seins lourds et fermes, sa féminité, tout me plaisait en elle. Nous étions en osmose parfaite. Nous nous donnions à lui. Nous étions offertes et avons partagé un moment unique.

Je me souviens de m’être soumise mais de façon gentille et simple. C’était comme une mise en scène. Nous étions trois complices et complémentaires. Je me rappelle l’objectif, les poses, les pauses gourmandes, la lumière tamisée et les photos, les éclats de rire, les regards amusés et les idées partagées.

Je lui ai donné du plaisir devant elle, à elle devant lui, et toutes les deux, ensemble face à lui sans que cela ne pose de problème. Je me suis éclipsée à un moment que je pensais être le leur, où je me sentais de trop. Je brisais soudainement l’accord parfait qui régnait. Elle est venue me chercher, m’expliquant le plus intelligemment possible que l’aventure que nous vivions ne pouvait se faire qu’à trois. Elle m’a ramené auprès de lui et nous avons liés nos corps une fois encore. Et nous nous sommes endormis ensemble, comme dans un rêve éveillé.

Un an après, je garde toujours une profonde attirance et un grand respect pour ces deux êtres. Je les aime vraiment très fort. J’ai une grande tendresse pour eux et j’espère qu’ils ne m’en voudront pas trop d’en avoir parlé. Bien que je ne les côtoie pas régulièrement, j’aimerai beaucoup les revoir. Je ne sais pas si nous renouvellerons cette expérience. Je tiens juste à les remercier pour ce moment de grâce et de plaisir partagé, pour ce souvenir indélébile. Merci à lui de l’avoir savamment organisé et maîtrisé. Je les embrasse très fort.

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Lui et moi

Cravache___la_lueur_d_une_bougieLorsque je l’ai rencontré, une relation hors normes commençait. Et je ne le savais pas encore. J’ai croisé son regard, je l’ai contemplé en silence lors d’une soirée. Je me rappelle m’être endormie avec son image en tête, son prénom sur mes lèvres, et mes rêves qui m’emportaient avec lui je ne sais où.


Et puis, pendant plusieurs mois, il a disparu de ma vie et de mes pensées. Il avait été un homme sur lequel j’avais fantasmé un instant, un petit bonheur que l’on s’offre parfois au détour d’une rencontre. Et juste le souvenir de cette soirée suffisait à me mettre un sourire aux lèvres.

Quelques mois plus tard, par le biais d’une amie commune, nous nous sommes revus au cours d’un dîner. J’avais la douce envie de le revoir, mais il me semblait avoir loupé ma « réapparition ». Nous avons ensuite discuté par le biais du net. Et j’ai vraiment aimé le jeu de séduction qui s’était installé. Tout en nuances, en jeux de mots, en jeux de rôles. Il était le loup, j’étais le chaperon … qui n’attendait qu’à être dévoré.

J’avoue que ces échanges me manquent. J’aime beaucoup jouer avec les mots, les sens, et laisser transpirer des allusions entre les lignes avec autant d’interprétations possibles.

La danse textuelle a vite donné naissance à un rendez-vous sensuel. Lors de cette entrevue, la peur au ventre m’avait envahie, car je ne le connaissais que très peu. Il avait déjà une influence sur moi. L’attirance magnétique, irréfléchie et la sensation de se jeter dans le vide, de ne pas savoir ce qu’il va nous arriver, de prendre un risque dont on ne connaît pas les conséquences. Mais aussi une montée certaine d’adrénaline, un truc hormonal incontrôlable. L’impression d’être un être exceptionnel, comme doté d’un étrange pouvoir, de se sentir invincible. L’envie pénétrante et envoûtante de l’inconnu.

Je me souviens de sa douceur, de son extrême attention, de ses gestes délicats, de sa façon de s’occuper de moi. De m’écouter, de me regarder, de me mettre à l’aise, de me rendre belle… Nos baisers n’ont pas tardé à faire place au ballet de nos corps.

J’aurai aimé pouvoir écrire le lendemain de nos ébats, car je pense que mes mots auraient été plus forts. J’ai aujourd’hui beaucoup de mal à m’exprimer. Toutes les images sont dans ma tête, et les mots n’arrivent pas sur le clavier.

Depuis le début, j’ai su qu’il n’y aurait qu’une relation charnelle. Et ça a toujours été clair entre nous, mais le cœur a ses raisons … Au fur et à mesure de nos rencontres, je découvrais le monde du plaisir à l’état brut. Si l’Eden existe, c’est entre ses mains, sous ses caresses, … Mon corps en frémit rien que d’y penser.

J’ai l’impression qu’il connaît tous mes désirs secrets, qu’il lit en moi, qu’il sait exactement comment me rendre heureuse, me donner l’extrême jouissance, … et je crois que j’aime à deviner ou imaginer ce qu’il se cache derrière son regard ou ses pensées. Cette idée me transcende.

Nos rencontres ne sont jamais programmées à l’avance, elles arrivent ou elles se font attendre. Il nous arrive de ne pas nous voir pendant une longue période et se rencontrer à nouveau. « It is not a sensation, it is a thrill … and I am burning to feel it again »                                                                     

Et puis il est naturellement devenu mon « Maître », il m’a initiée … ou nous apprenons ensemble. J’aime cette façon d’être à lui, d’être sa chose, sous son joug. Je sais qu’il ne me veut pas de mal, c’est juste une histoire de plaisir. Il m’a surtout fait découvrir une autre, celle qui existait en moi que je devinais, mais que je n’osais faire sortir.

Je me souviens d’être entrée dans ce sex-shop sur ces ordres. Tremblante, honteuse, après avoir fait les cent pas sur le trottoir d’en face. Ne réussissant pas à me résoudre à y entrer, puis avec l’envie de pousser la porte et de découvrir l’univers qui se cachait derrière. Après trop d’hésitation, j’ai finit par rentrer et bien qu’intimidée, j’ai traîné dans les rayons comme une petite fille dans une confiserie. Attirée, gourmande, mais ayant peur d’être reconnue. Et je m’y suis finalement sentie à l’aise. J’ai réservé un collier à l’attention de mon maître. Celui-là même que je porterai plus tard.

Mais cette relation ne s’est pas construite en un jour, elle a pris le temps de s’installer, par les mots, par le partage des émotions. Par la lecture d’ouvrages décrivant le récit d’autres femmes qui ont connu ou connaissent le plaisir de la domination, et l’appartenance à un maître.

Je sais que je ne serai jamais celle qui partagera sa vie, mais cela ne m’empêche pas de temps en temps d’avoir envie de lui, de ses bras, de ses caresses, de le sentir en moi. De me donner à lui toute entière, d’être à lui pour un instant, pour une heure, pour l’infini plaisir que nous aurons. Le sentir me prendre, m’envahir, me remplir, … L’envie de sa queue, de la lécher doucement puis goulument, montant et descendant, de l’empoigner, de la caresser, de m’attarder sur son gland, de l’aspirer, le sentir dans ma gorge, d’effleurer ces bourses, de lui donner le vertige, de le mener au moment où il aura envie de déverser sa sève sur mon corps, ou sur mes lèvres. De goûter à ce suc, de laisser couler son miel au fond de ma gorge. De le boire littéralement, jusqu’à la dernière goutte. J’espère qu’il lira ces lignes et qu’il me désirera. Que sa queue se durcira et que son imagination le titillera. Qu’il pensera à la prochaine fois où je pourrai le satisfaire.

Quelques soient le nombre de grains de sables qui s’écouleront dans le sablier du temps qui nous réunira … ces instants sont si particuliers, et tant que ce sera possible je le rejoindrai avec plaisir.

Posté par EleaLuna à 01:40 - Histoires vécues - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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